5. La glace les empêche de naviguer dans l'océan [Vrai et Faux]
La marche sur la banquise leur permet de rejoindre l'eau libre, pourvu que celle-ci ne soit ni trop rugueuse ni trop vaste, auquel cas les manchots se fatiguent pour regagner l'océan depuis la côte. Ensuite, la concentration de glace idéale pour les palmipèdes est de 80 %, ainsi ils peuvent plonger, nager, sauter et se reposer sur la glace dérivante qui les transporte vers le nord en hiver et vers le sud en été. Ils peuvent parcourir 12 000 kilomètres par an dans la mer de Ross. Dans la mer de Weddell, les conditions de glace de mer sont encore stables malgré le changement climatique, et les scientifiques estiment que c'est une zone refuge.
6. Leur appétit vient en mangeant [Vrai]
Un Adélie particulièrement glouton a été ausculté et il tenait 4 200 krills dans son estomac, soit plus de 4 kilos. Autour de l'archipel Orkney, 9 000 tonnes de krill seraient collectées chaque saison pour nourrir de jeunes poussins. L'espèce est en 4e position dans le classement des oiseaux mangeurs de krill en Antarctique. Ce manchot chasse également des poissons, qu'il poursuit, double et intercepte dans sa course avec son bec.
7. Ils sont en déclin [Faux, pour le moment]
Si l'on regarde de plus près, en dehors des colonies qui sont stables, certaines sont en déclin en raison du changement climatique, ou de la pêche. Par exemple, près de la station australienne Mawson, le déclin a été estimé à 43 % en 2022. Mais, d'autres populations progressent depuis plusieurs décennies. Sur l'archipel de Windmill, les résultats des décomptes ont été multipliés par six en 60 ans. Des progrès qui ralentissent toutefois, freinés par les populations de baleines qui se rétablissent et mangent aussi du krill. Les colonies d'Adélie sont donc globalement stables autour de l'Antarctique, mais il en sera peut-être autrement à l’avenir