Rapidement, l’intérêt du grand public laisse place à une impatience croissante pour les mises à jour de la cartographie, l'addiction s'installe, et les nouveaux “followers” découvrent les systèmes dépressionnaires, les anticyclones, les foils et les hooks, les J0 et autres noms de voiles.
Au milieu de la Nouvelle-Zélande, dans une ferme d'élevage de moutons et de bovins isolée, à plus d'une heure de route des deux petites villes les plus proches, Hayley Redpath est tombée sur la toute fin d'un reportage télévisé sur Conrad Colman qui participait cette année au Vendée Globe pour la deuxième fois. Elle y voit des images de lui terminant l’édition 2016 de la course sous gréement de fortune : sa curiosité est piquée. Mme Redpath, en rien navigatrice, se retrouve à chercher des informations sur le Vendée Globe sur internet. Elle découvre le site officiel de la course et les comptes officiels des réseaux sociaux qui partagent les images des marins en mer.
Cette mère de 51 ans se prend alors de passion pour l’épreuve et regarde toutes les émissions Vendée Live, puis toutes les arrivées des concurrents aux Sables d’Olonne. Elle admet que la course l’a fait pleurer « quatre ou cinq fois ».