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Le Vendée Globe, depuis la Nouvelle-Zélande

Tous les jours, les équipes d’organisation du Vendée Globe reçoivent des messages de personnes de tous horizons, dont beaucoup ne sont pas des marins. Souvent, c'est une petite histoire qui suscite leur curiosité au départ, et cet intérêt se transforme en passion durable qui perdure pendant toute la course. Illustration avec l’histoire incroyable d’Hayley Redpath, agricultrice néo-zélandaise devenue une mordue de la course.

Hayley Redpath NZ race fan
New Zealand race fan Hayley Redpath follows the finish of Charlie Dalin
© Hayley Redpath

Rapidement, l’intérêt du grand public laisse place à une impatience croissante pour les mises à jour de la cartographie, l'addiction s'installe, et les nouveaux “followers” découvrent les systèmes dépressionnaires, les anticyclones, les foils et les hooks, les J0 et autres noms de voiles.

Au milieu de la Nouvelle-Zélande, dans une ferme d'élevage de moutons et de bovins isolée, à plus d'une heure de route des deux petites villes les plus proches, Hayley Redpath est tombée sur la toute fin d'un reportage télévisé sur Conrad Colman qui participait cette année au Vendée Globe pour la deuxième fois. Elle y voit des images de lui terminant l’édition 2016 de la course sous gréement de fortune : sa curiosité est piquée. Mme Redpath, en rien navigatrice, se retrouve à chercher des informations sur le Vendée Globe sur internet. Elle découvre le site officiel de la course et les comptes officiels des réseaux sociaux qui partagent les images des marins en mer. 

Cette mère de 51 ans se prend alors de passion pour l’épreuve et regarde toutes les émissions Vendée Live, puis toutes les arrivées des concurrents aux Sables d’Olonne. Elle admet que la course l’a fait pleurer « quatre ou cinq fois ». 

 

Hayley Redpath newboe race fan in NZ

Je vis dans un endroit appelé Matawei, au milieu de nulle part. Nous vivons dans une ferme de montagne où nous élevons 7 000 moutons et environ 400 bovins. Mes enfants sont à l’école à quatre heures de route d’ici.

Hayley Redpath
Fan du Vendée Globe en Nouvelle Zélande

« Je m’endormais en m’inquiétant pour les marins »

Elle détaille ce qui l’a amené à suivre cette aventure si singulière : « tout d’abord Conrad, le kiwi ! Je me suis demandé pourquoi les gens autour de moi ne le suivaient pas, pourquoi est-ce que nous entendions parler de rugby et de kayak aux informations nationales et pas de cet homme qui faisait le tour du monde. L’aspect aventure m’a séduit. Le soir, je m’endormais en m’inquiétant pour ces marins. 

J’ai été très étonnée de découvrir que dans ce sport, les hommes et les femmes participaient sur un pied d'égalité. J'ai adoré suivre Clarisse. Je savais qu'elle était maman et que son mari participait aussi à la course. J'ai bien sûr appris les difficultés qu'elle a dû surmonter dans sa carrière de navigatrice, ce qui m'a vraiment inspirée. J'ai suivi Pip Hare lors des interviews et je me disais qu’elle ressemblait à l'institutrice maternelle du village ou la voisine qui prépare des scones quand vous avez le moral dans les chaussettes ! »  

A Noël, Sam Goodchild a échangé dans le Vendée Live avec sa mère qui se trouvait en Nouvelle-Zélande, c’est un moment qui a marqué Hayley : « J’ai ressenti un lien fort avec eux. J'ai adoré voir ce que leurs familles leur avaient offert pour Noël. Lorsqu'ils sont passés par l'île du Sud de la Nouvelle-Zélande, je me suis sentie encore plus proche d'eux. »

Elle confie : « … J’ai pleuré quatre ou cinq fois pendant la course. Quand Charlie et Yoann ont franchi la ligne d’arrivée, quand Pip a démâté, quand Conrad est arrivé… C’était bouleversant. Aucun autre événement sportif ne procure de telles émotions. »

Et son aventure ne s’arrête pas là… « Cette course m’a donné envie de découvrir la France, alors je vais faire un détour par Les Sables d’Olonne, car je suis totalement captivée ! »


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