04 Mars 2021 - 17h17 • 22368 vues

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À 130 milles nautiques de l'arrivée du Vendée Globe ce jeudi après-midi, le 25e et dernier skipper Ari Huusela (STARK) effectue actuellement ce qui devrait être son dernier bord de course. Le skipper finlandais de 58 ans devrait franchir la ligne d’arrivée - selon lui - vers 10 heures demain matin (heure locale). L'ETA établie par Christian Dumard, consultant météo du Vendée Globe indique une arrivée entre 7h30 et 13h30.

Dans le petit temps qui a doucement rythmé son avancée, Super Happy Ari a trouvé les conditions idéales pour ranger Stark, son bateau. Les voiles dont il ne se servira plus ont été soigneusement pliées, et calées. Le Finlandais a également sorti ses flammes aux couleurs du Vendée Globe et de ses partenaires, qui sont restées à l'abri pendant le tour et qu'il convient de ressortir pour l'arrivée. Les écoutilles ouvertes, Ari a également permis à son bateau de sécher un peu. Tout sera ordonné, ainsi, pour accueillir ses proches à bord. Et puis s'activer lui permet de rester vigilant dans une période de course où, très rapidement, les nerfs et les émotions sont soumis à la tentation du relâchement. Mais ce n’est pas le moment. Pas encore.

« Je n’ai plus que 5 à 6 nœuds de vent, je peux donc ranger mon bateau, je fais tout ce que je peux. J'ai rangé quelques voiles, j'ai sorti mes pavillons du Vendée Globe et je les installe maintenant tant que les conditions sont faciles. Après mon virement de bord, je vais faire cap vers les Sables d'Olonne et ça fait du bien ! Mais ma progression est très lente. J'ai rencontré mon premier bateau de pêche et des filets de pêche. Heureusement, il faisait jour, donc ce fut facile de les éviter. Le vent va se lever dans la nuit et il devrait y avoir jusqu’à 20 nœuds au matin, mais je devrais être en mesure d’arriver sur un seul bord, je vais pouvoir bien en profiter ».

L’émotion est déjà palpable

« Les émotions continuent de faire surface… Je n'ai pas vraiment pu dormir la nuit dernière. Je n'arrêtais pas de repenser à tout ce que nous avons dû traverser jusqu’ici. J’ai repensé au chemin parcouru, aux bons et aux mauvais moments, aux courses précédentes… J'ai revécu les moments qui ont jalonné ma route vers le Vendée Globe (la collision avec Sébastien Destremau sur la Route du Rhum, la Transat Jacques Vabre avec Mikey Ferguson, ma bataille avec ma grand-voile qui tombait en lambeaux...), tous ces éléments qui constituent cette longue route qui fait naître de grandes émotions. Il est certain que c’est l’ensemble de ce parcours qui m’a rendu plus fort, c'est grâce à tout ça que je suis arrivé là. »