03 Décembre 2020 - 14h33 • 24111 vues

Partager

Article

Joint en visio lors du Vendée Live de ce jeudi 3 décembre, Sébastien Simon (ARKEA PAPREC) a décrit les avaries qui le poussent à se dérouter vers une zone de mer plus calme.

« Je suis un peu dépité, dégouté. J’ai envie de terminer ce tour du monde, je ne pense pas mériter ça, je trouve que c’est une injustice incroyable.

Le foil est endommagé mais la partie structurante du foil n’est pas cassée. Je ne peux pas l’utiliser tel quel. Le foil a endommagé la partie basse du puits de foil qui est désolidarisée du bateau et fait entrer de l’eau. Le seul moyen de réparer ça, c’est de découper le foil en morceaux. Le foil fait quand même pas loin de 300 kilos et je ne peux pas le découper par l’extérieur. Je suis obligé de le découper par le haut. Pour réussir à réparer ça, je suis obligé de découper le foil en morceaux et ensuite d’aller boucher le puits de foil par l’extérieur et par l’intérieur. Il faut que je me penche à l’extérieur du bateau, mais pour ça, il me faut des conditions de mer stables, or ce n’est pas le cas aujourd’hui, ni dans 12 heures, ni dans 24 heures d’ailleurs. Je suis donc obligé de me rapprocher d’une terre.

En plus de ça, j’ai une cloison qui est endommagée derrière, sous le cockpit. Je ne sais pas si c’est lié, si c’est un dommage collatéral ou pas. Je m’en suis rendu compte en allant vider de l’eau. Je sais que la veille cette cloison n’était pas cassée, et qu'aujourd’hui elle l'est. Et comme les emmerdes n’arrivent jamais seules, j’ai le soufflet de palonnier de safran qui est déchiré. Du coup, toutes les deux heures, je suis obligé d’aller pomper pendant 40 minutes sous le plancher de cockpit, qui est un endroit pas du tout agréable. »

Sébastien Simon / ARKEA PAPREC